Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 13:01

 

OWOXOTV

Proposer un espace de diffusion video partagé, communautaire, editorialisé, responsable et légal sur tout les dispositifs web (pc, tv, mobile…)

Proposer aux spectateurs web (pc tv mobile) des contenus de qualité dans des lignes éditoriales de  chaines et de programmes qualifiés par leurs créateurs.

Proposer un espace de diffusion légal et responsable aux propriétaires de contenus.

Partager et mutualiser la diffusion de contenus en proposant une réparation équitable des bénéfices de diffusion d’un contenu aux producteurs ayant droits et diffuseurs pour un modèle de diffusion durable.

owoxo3-copie-1

Proposer une visualisation de contenus dans différents espace de diffusion en présentant aux spectateurs un « balisage » thématiques  et communautaire des contenus diffusés.
Servir le contenu…

 

OWOXO est un nouveau média sur Internet. Permettant de dresser les contours des
nouveaux territoires média audiovisuelle sur le web fixe et mobile, d’y établir des
activités récurrentes et pérennes en accompagnant les acteurs existants et
émergents pour les aider à prendre position sur ce marché en mutation.

La mission d’OWOXO est de valoriser et monétiser la diffusion des contenus audio et
vidéo en privilégiant la multiplication des espaces de diffusion et en respectant une
logique éditoriale qualifiée.

La mission d’OWOXO est de permettre la création de nouvelles audiences au-delà du
territoire de communication du diffuseur (marque, société et  grand public) en
installant une logique de partage et de diffusion déléguée portée par les communautés
et les propriétaires de contenus.
Par Aaron Zolty
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 19:23

owoxo3 Comoncraft - good, so good and incisive

Simplement parfait. Efficace, brandé, production dynamique et ludique. Les anglais sont très conservateurs car producteurs vendeurs, mais très fun et efficacement libéraux et inventifs dans leur stratégie. Chapeau bas.

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Gemey Mebelline . Cosmetic video, efficace .

Palme d'or entreprise et stratégie video. Ils ont tout compris. Pb restant, la diffusion quand on est dans un seul univers dédié .

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Le blog de T@D

La réflexion sur l'intelligence service à distance, c'est parti. Ceux qui veulent si joindre sont les bienvenus ! Voici pour aujourd'hui le site réfléchi (pas de videos encore mais on s'en occupe) de T@D. Le nom est déjà génial. Site très complet dont je ne vous offre aujourd'hui que le blog pour montrer l'intelligence du projet login-ciel/


Par Aaron Zolty
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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 23:04

link

OWOXO, rich media, rich content Simplement parfait. Efficace, brandé, production dynamique et ludique. Les anglais sont très conservateurs car producteurs vendeurs, mais très fun et efficacement libéraux et inventifs dans leur stratégie. Chapeau bas.

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Par Aaron Zolty
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 11:49

A Nathalie.

ARRIVER JUSQU'A LA CHAISE relève du parcours de l’ancien combattant qu’il doit être. Est-il indécent de penser au premier plan que ce vieil homme aux cheveux blanc-ange, en loden vert, canne à pommeau fermement tenue par des mains aux doigts fins et aux veines prenant le dessus sur la peau envahie de tâches brunes, fut plutôt du côté des résistants que des collaborateurs ? Je plaide pour les bienfaisants avec un fonds réaliste, sans illusion. Pensée facilitée par un tartare au saumon remarquable. Le lieu ? Les débats, nouvel endroit de la place qui doit son nom aux joutes oratoires que le grand Victor tenait ici avant son départ pour Guernesey.

L’exilé du lit, l’échappé du fauteuil-Drucker, sa canne bien en main, accomplit cet acte de vie, digne à quatre-vingt-dix ans une valeur résistante. A la mort. Quand viendra-t-elle ? Puis-je penser autre chose ? Dis moi Catule, dis, quand l’emmèneras-tu ? Ma vision se suspend à ce vol courageux du vieil homme sur ses terres. Ses yeux sont d’un bleu, non pas vitreux, mais d’un bleu jeune, d’un bleu en accord avec cette ancienne tignasse blonde-zazou, de comte ou de marquis peut-être, de rentier, de perverse polymorphe comme peut l’être tout être humain devant la loi morale des aïeux, car il en a eu.

« Jean, un verre de Julienas ! » Notre habitué, installé enfin, respire l’état de grâce intemporel des « débats » sous la couverture de toile, face à « cet horizon impalpable que ses yeux fixent, intensément rêveurs. » Tout est instant.

Nous sommes deux sur l’avant-pont de ce bateau face aux jets d’eau de la place Victor Hugo, une main accrochée à un verre trembleur. Mêmes parallèles, mêmes latitudes. De quel horizon cherche-t-il l’azimut ? Je me dis, inconstant, que seul l’espace s’ouvre lui. Le temps, que dire du temps qu’il lui reste? A cet instant de sa vie devant n'est qu'espace. Mais le temps, le tant ? Mon voisin, de la terrasse des débats fait le point, règle ses comptes avec une famille perdue, des maîtresses trahies, des collègues avec lesquels il n’a pas toujours été plus cordial que ce que les conventions imposaient.

« La fumée ne vous dérange pas monsieur ? »

- Absolument pas jeune homme, j’ai arrêté de fumer il y a à peine vingt-cinq ans. D’ailleurs je ne fumais que des cigares. Dix par jour. Je garde toujours une boîte chez moi. Depuis vingt-cinq ans. Eh bien, voyez-vous, je l’ouvre parfois. Elle a pris tout le parfum des feuilles de tabac cubain. La boîte transpire l’île, les feuilles roulées sur les cuisses de ces femmes à la peau brune. Je l’ hume souvent. Oui, je l’ hume. Jean ! une bière, brune, une grande.

- C’est le taux d’humidité dans l’air qui conserve les parfums.

- Non , voyez-vous, c’est la mémoire.

Le vieux s’absente de nouveau. Il fixe le lointain. Le lointain pour celui qui me semble un vieillard existe. L’espace immense des bisons, les champs de guerre normands, les fermes allemandes, le parfum d’un sexe féminin gravé dans ces cellules, une cubaine assise contre un mur blanc, des feuilles de tabac en vrac roulées machinalement sur ses cuisses. Qui sait ? Il semble si calme, le vieux de la terrasse des débats, voyageant dans l’espace et le temps immense, retournant vers le passé comme le futur, comme on roule un cigare entre ses doigts. Moi, je tangue mais m’accroche à la vue de mon horizon, le passé immédiat et le futur sans illusion, espérant. Je suis aussi détaché que lui. Sur une courbe tracée par le même compas. Ma cubaine est blonde et plutôt d’Afrique du nord, et je pense aussi à ses cuisses douces et ses mains sur ma peau. Quel est mon horizon ? Je regarde au loin, cherchant les traces de ce voyageur de la terrasse des débats me demandant si je serais un bienfaisant. Dans l'air lourd-léger de la place, nos instants, sur le même tropique, les nuages se dissipent. Le soleil point et de me dire : "J'aimerais ne jamais suspendre le vol libre de celle que j'aime."

Dans quelques jours, Shavouot, la fin des sept semaines d'errance des juifs dans le Sinaï. Torah ou veau d'or? Unicité ou images ? Torah, livre du futur, livre de l 'uni vers celle, celle qui est la terre promise. Veau d'or! Veau d'or de la peur et de la nostalgie. Avancer,c'est porter le livre et l'accomplir dans les lignes, le hors ligne et lui donner le sens de l'avenir sous tous les horizons, toutes les latitudes en pensant Jérusalem. S'accomplir dans le veau d'or,c'est rester dans le désert et retourner ver l'esclavage de la multitude. Le vieil homme de la terrasse des débats est unique, hors désert, dans l'instant où tous les espaces se rejoignent à la croisée du temps. Nous le nommons "instant". Je suis dans cet instant face à elle, mon toi, librement conscient que seul l'orient. Seul, le livre, à bras le corps, dansant comme je t'aime, les pieds brûlés certes, mais à tes côtés, tel le "guimel", nous,en marche.

« Jean ! un double café serré à l’italienne, s’il vous plait ! »

Pascal Aharon Szulc

Par Aaron Zolty - Communauté : le texte voyageur
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 22:57

blog_immobilier_deauville.jpgA Nathalie, mon open, ma relation, jamais cheap.


DEAUVILLE,

Ville d’eau, les planches, la digue, les chiens tous en laisse, maîtres et maîtresses au bout – qui est l’esclave de qui ? - onze heures du matin, jogging blanc aux fesses marquées du relief d’Abercrombie pour elles, Ray Ban obligatoires pour tous, t-shirt recouvert d’un pull noir pour nous les hommes. A l’abordage et pas de quartiers, enfin… Si si, des Cartiers. Des poussettes 4X4, des vélos montés par des pirates téméraires après qui l’on hue « Jérémy, Sacha, Ethan » et parfois « Béryl, Kelly ou Sarah. », les plus âgés ne sont pas encore sortis, les premiers Deauvillais, les vieux. J’entends « sortis sur les planches ». Ils se retrouvent tôt au café de Paris. Les soussiens jouent déjà au PMU, leurs petits enfants aussi, par là-même, s’initient avec papi au jeu, au jeu du risque de gagner, à l’excitation du trio, du quintet, du hasard aussi de la vie. Je m’y arrête quelques instants pour boire ma première dose de café serré de la journée. Tata Jeannine, c’est ainsi que l’appelle la femme assise quelques chaises plus loin, se demande si Raphael, « On ne devrait pas l’appeler Rafy. » Lui, apparemment, devant sa première glace de la journée, une oreille disponible pour son voisinage alors que l’autre écoute du R’N’B, affirme un « Raf, tata Jeannine! Pas RRRRafffy ». sa grand-mère va acheter ce pain si bon dont son mari raffole, qu’elle ramènera à Paris avec les fraises du marché. Je sais où je suis. Je sais qui je suis, j’aime ce bruit, je suis au milieu, dedans, passif et acteur, parfois, par foi également, espérant au détour de la place croiser, mon père. Je me retiens quelques larmes. Non. Je ne les retiens pas.


Et puis, Deauville, est mon battement d’elle. Plus loin, il y a l’immensité, le bleu, le bleu de ses yeux sous le soleil qui monte, mon eau, la mer, ses reflets d’argent. Plus loin, je retrouve avec ma fille au petit bar de la digue mon amie Val et sa fille Béryl. Val et son mari, que dire, si ce n’est la beauté qu’ils m’inspirent. Même assis dans le réel, ma tête visionnaire toujours tournée vers les hauteurs ou l’horizon, mes battements romantiques m’indiquent la famille. Suis-je un drôle de romantique sans poudre dans le nez, sans dépravation, car l’amour et le faire n’en est pas une, aimant la vie de famille ? Bref, Val s’échappe quelques instants de son appartement avec sa princesse, ô combien malicieuse et pertinente pour un café et une ballade héroïques le long de la digue. Nous parlons tant et si bien, de tout, de nos sœurs surtout, de nos familles, de fondations, de maisons et d’appartements à acheter, que le chien détaché de Béryl, nous l’oublions. Panique momentanée, histoire de refaire la digue jusqu’au bar, le chien attendant patiemment dans un petit restaurant à lécher quelques frites sur le sol. Sous le ciel bleu la mer est ce qu’on en attend, silencieuse, nourricière, apaisante. Le temps y passe plus vite qu’en Suisse. Les heures défilent excessivement vite. Il y a quelques temps les journées à Berne me paraissaient interminables. Tout du moins avais-je le temps de me balader, de jouer avec des musiciens, de faire la ville en long et en large à pieds ou en tramway. Ici, à peine bu le premier café que vous en êtes aux gaufres de l’après-midi.

 

Mais, revenons au bar de la mer. Certes, depuis peu je fais le vœu et essaie de manger selon la tradition de la cacherout. Je ne peux tout de même me frustrer de gambas ou d’huîtres. D’ailleurs en regardant autour de moi, mes congénères, ma famille, nous avons tous fait le même vœu. Celui de ne pas renoncer aux fruits de mer. J’attends ma fille, assis, plein ouest, là où le soleil incite au bronzage. « Shirel, tu reviens ici manger ton carpaccio de saumon et tes frites, c’est le même qu’hier, sinon, pas de glace. Shirel, arrive tout de suite. ». Je n’ai pas encore décortiqué la première crevette, bu la première gorgée de mon coca-cola rouge, croqué la première frite. Shirel et ses sœurs à gauche, trois garçons aux âges variés à droite, une bande d’ados devant, le monde s’installe, est installé, mobile à la main, lunettes de marque du plus petit au plus âgé, habitudes et bruits de rigueurs, caprices et petites fugues en planches mineures.

 

Je plonge, concentré dans le livre de Yizar : Hirbat-Hiza, écrit en 1949. Une merveille de récit sur un commando de jeunes militaires israéliens qui doivent vider un village, détruire les maisons et les armes, brûler les cultures. Ici, les états d’âme comme les actes les plus stupides, le noir fondu au gris, le sable sang redevenu agricole, l’humain et l’inhumain, d’un bord comme de l’autre, le « videur » devenu l’encerclé avec sa peur et son souhait de « revenir demain travailler à Tel-Aviv », tout participe dans la fabuleuse traduction de Laurent Schuman (Il faut toujours rendre hommage aux traducteurs.) à la puissance du récit. « Il est cependant légitime, voire souhaitable, de rappeler d’emblée l’objet de cette journée tel qu’il était formulée dans « l’ordre de mission », dûment numéroté et daté. Au dernier paragraphe, platement intitulé « Divers », une ligne et demie précisait que les opérations seraient menées avec fermeté, mais sans débordements ni dérapages, ce qui, en d’autres termes, signifiait que nous pouvions nous attendre au pire. » Et là, vous vous demandez pourquoi, au moment précis où, sur ma gauche, un père de famille hurle sur son mobile apple « Patrick, tu n’as qu’à prendre l’A6 et t’arrêter au bout de 800 kms, à la plage. AHAHAHAH ! », que sur ma droite Shirel aspire dans un vrombissement monstrueux sa boisson à bulles avec trois pailles, que devant moi les trois garçons attendant leur « saumon familial » jouent avec des pokemon en ingurgitant des kinder surprise, que leur mère leur demande pourquoi ils ont dépensé les cinq euros au lieu des deux qu’ils avaient annoncé, que dans un sursaut plus culturel ma voisine crie à son fils dont les deux oreilles sont enfermées sous un casque, musique à fond « Je te parle de Kant ! », que Shirel enlève son « truc à sauce » pour en coiffer sa petite sœur qui pleure, que l’ami de Patrick part courir vers un ami intime et néanmoins client apparemment, plantant femme et mômes refusant de manger leurs glaces à la vanille parce qu’ils voulaient la boule sur la gaufre comme maman, et qui hurle comme leur père sur son iphone, que la mère des trois garçons une fois le calme revenu ne leur parle pas mais appelle sa femme de ménage pour qu’elles viennent prendre les desserts que les enfants ne mangeront vraisemblablement pas, que vous cherchez le calme pour lire un récit exceptionnel, vous vous trouvez heureux ici.


« Nous criblions de dizaines de balles un chien apeuré qui s’effondrait sous nos tirs, invectivions un quidam et replongions dans le désœuvrement, la routine de repas insipides à base de conserves, lancions les boîtes vides le plus loin possible en essayant de les faire ricocher et imaginions notre prochain mauvais coup dans l’attente que quelque chose se produisit, quelque chose de bien réel, d’immédiat, nom d’une pipe ! » [S.Yizar, Hirbat-Hiza, ed Galaade] Pascal Aharon Szulc

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Par Aaron Zolty - Communauté : mémoire et écritures
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  • Bel auteur sous plafond. «L'homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés.» J'ai choisi.

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